Confiance en soi

Vaincre la Procrastination

29 avril 2017

Vous en avez marre de toujours trainer la patte pour faire quelque chose et vous ne comprenez pas comment font les autres pour faire ce que vous vous repoussez toujours au lendemain ?

Avez-vous remarqué que l’on peut parfois procrastiner pour certaines choses et pour d’autres, non ?

J’avoue que je me range d’emblée dans la catégorie “super procrastinatrice”. Le moindre truc qui ne me plait pas et je n’ai qu’une envie rester sous la couette en mode-trop-malade-pour faire-quoique-ce-soit, sauf que si on me propose dans la minute suivante de sortir boire un mojito, je vais subitement recouvrer ma flamboyante santé et le sourire.

Et oui, on fait ce que l’on peut avec qui l’on est ! Se tordre de rire

procrastination

La technique magique pour arrêter de tout remettre au lendemain ?

Elle est hyper simple : c’est l’action.

Tu n’as pas envie de faire un truc, mais vraiment pas envie ? Il suffit de ne pas penser, de te dire que tu vas déjà en faire 5 min aujourd’hui et que tu continueras demain. La plupart du temps, tu fais les 5 min et une fois lancé, tu vas jusqu’au bout, histoire d’en finir définitivement avec ce truc qui te bouffe le cerveau depuis si longtemps (ou avant que ce soit le cas !).  Sachant que si ça te barbe de trop, tu as toujours l’option de t’arrêter quand tu veux, puisque mentalement tu ne t’étais engagé que pour 5 min. Clignement d'œil

Ça marche très bien pour les petits trucs que tu n’as vraiment pas envie de faire mais dont tu ne peux pas t’exonérer comme les papiers administratifs, les impôts, un rendez-vous pro…

Il faut se l’imposer comme une petite gymnastique quotidienne, un mini défi quotidien. Ça marche encore mieux quand on décide d’en faire un petit jeu avec soi-même.

Comment ne plus remettre au lendemain

Quand la peur ou la sortie de zone de confort provoque la procrastination

 

Mais ce qui m’intéresse c’est quand la procrastination t’empêche de faire des choses qui pourraient te permettre d’avoir une vie plus riche, plus intéressante, plus épanouie et que ça ne marche pas parce que justement tu n’arrives pas à t’y mettre. J’ai pu passer des mois à regarder mon bureau encombré de livres, de papiers, de notes sur ce que je voulais faire, comment le faire … sans que rien ne se passe.

Chaque fois que je regardais mon bureau, ma pensée devenait confuse, je ne savais plus par où commencer (alors que j’avais quand même des TO DO LIST que je n’avais qu’à suivre Déçu) et j’avais une envie irrépressible de fuir. J’ai bataillé des mois contre moi-même et rien n’avançait. J’ai fini par me dire que je détestais être contrainte à faire quelque chose et que ça m’enlevait tout plaisir, que j’étais comme ça depuis toujours et qu’on n’y changerait rien, malheureusement.

J’ai fini par comprendre que ce n’était pas la contrainte qui m’enlevait le plaisir mais la peur. La peur de ne pas y arriver et d’échouer dans mon projet, d’être confrontée à mes propres limites et de m’apercevoir que ce dont je rêvais je n’en étais, au fond, pas capable. La phrase que j’avais à cette époque pour décrire ce que je ressentais est, de ce point de vue d’ailleurs, très parlante : c’était comme si je me tenais tout au bord du grand plongeoir, prête à plonger, mais totalement incapable de le faire, et pas plus capable de faire marche arrière.

Tant que je me contentais d’échafauder des plans, j’étais capable de tout et de toutes les réussites mais à partir du moment où il fallait concrètement passer à l’action. Hop ! Disparue, envolée la grande gagnante ! Surgissait celle-qui-doute-de-tout-et-surtout-d’elle-même. Sauf qu’elle se faisait toute petite et bien silencieuse dans un coin de ma tête de façon à ne pas faire remarquer qu’elle était discrètement en train de saper toute chance de réalisation du moindre de mes projets.

J’ai mis des mois à comprendre pourquoi je n’arrivais pas à me lancer.

J’ai même remanié x fois mes projets en me disant que je ne devais pas en avoir envie parce que je m’étais encore laissée leurrer et que ça ne correspondait pas à mes envies profondes. Mais à force de tourner en rond, j’ai bien dû me rendre à l’évidence, j’en avais envie, vraiment envie mais j’étais tétanisée par la peur.

Sortir de sa zone de confort peut être totalement terrifiant et cette peur peut s’exprimer de façon déguisée. La procrastination est l’un de ses déguisement !

La peur n’est pas rationnelle, il faut donc la repousser en bloc. Pour reprendre la main, j’ai négocié avec moi-même en acceptant l’idée de ne pas réussir et prévu un plan de repli en cas d’échec.

Certaines personnes vous serviront qu’il ne faut pas avoir de plan B parce que ça induit inconsciemment l’idée d’échec dans notre tête et qu’à partir de ce moment là, on ne va pas se focaliser à 200% sur la réussite de son projet.

Personnellement je pense que nous sommes différents, il y a ceux qui sont prêts à se faire Seppuku (et alors forcément le plan B on comprend bien que ça ne leur soit pas primordial Rire) et puis il y a ceux qui ont besoin d’être rassuré pour avancer. La grande majorité des gens font partie de cette dernière catégorie, ce n’est donc pas un sentiment anormal !

A partir du moment où échouer n’est pas grave parce qu’on a prévu un plan B, la peur nous fout la paix. Et on commence à fonctionner avec le “tente-le de toute façon au point où tu en es, tu n’as rien à perdre” qui permet toutes les audaces Clignement d'œil

Une petite technique personnelle que j’utilise abondamment quand quelque chose de précis me fait peur : c’est celle de faire et refaire le plus souvent possible l’action qui m’angoisse jusqu’à ce que je la maitrise parfaitement. Par exemple, quand je commence un nouveau job et qu’il me faut appréhender un nouveau procédé, logiciel…au lieu de fuir, d’essayer par tous moyens de filer le bébé à quelqu’un d’autre, je saisis toutes les occasions qui se présentent de m’y confronter en acceptant de me tromper (très souvent) et je ne lâche pas l’affaire tant que je ne domine pas ce qui m’effrayait au départ. Mes collègues sont toujours surpris de mon niveau de compétences sur des problématiques que tout le monde fuit dans l’entreprise, alors qu’il s’agit justement pour moi de les maitriser pour ne plus être handicapée par la crainte de devoir m’en servir. J’applique cette technique dans ma vie professionnelle mais aussi personnelle. Je vais toujours au feu pour me débarrasser de la peur et de ses conséquences. Non pas que je sois spécialement courageuse mais simplement parce qu’il m’en coute beaucoup trop d’avoir à affronter cette peur constamment, c’est extrêmement énergivore et paralysant d’avoir peur de quelque chose donc je préfère l’éradiquer un bonne fois pour toute. Le bon coté des choses c’est que ça me permet continuellement d’avancer. Si vous procrastinez parce que vous avez peur de faire quelque chose de précis, forcez vous à le faire le plus souvent possible jusqu’à ce que ça vous devienne naturel.

Ça prendra le temps que ça prendra mais vous finirez par gagner ! Sourire

Procrastination -remettre au lendemain

La procrastination peut être le signe que quelque chose ne va pas dans vos choix

 

Cependant, si après analyse, il s’avère que ce n’est pas la peur qui fait barrage, alors là il faut se poser la question de ses envies profondes.

Car je vous assure que lorsqu’on se lance pour faire une activité qui nous rend heureux (et que le problème de la peur a été évacué) la procrastination disparait comme par enchantement. Même les efforts douloureux que vous pourrez être amenés à produire, ne vous sembleront pas insurmontables, ni même insupportables.

Au contraire vous les accepterez avec reconnaissance comme l’indication que vous progressez. Si comme moi vous regardez avec stupeur ces fit girls travailler durement leur corps en se demandant “Mais comment font-elles pour supporter tout ça et le refaire chaque jour avec le sourire ??!” c’est simplement parce que ça les rend heureuses. Elles ont trouvé une activité qui leur plait profondément pour des raisons qui leur sont propres et la pratiquer les rend heureuses et épanouies. A aucun moment la douleur de l’effort ne va pas les détourner de leur jour de salle de sport. Ce n’est peut être pas votre cas parce que nous sommes tous différents mais vous aussi vous avez des envies profondes qu’il vous faut vous révéler et exploiter. Je vous conseille d’ailleurs de lire dans la foulée l’article “Pourquoi faut-il arrêter de se forcer à faire des choses que l’on n’a pas envie de faire ». Car pendant que vous vous contraignez pour des raisons diverses et variées à faire tout un tas de choses qui ne vous apportent rien, vous en oubliez de faire celles qui pourraient vraiment vous rendre heureux. Le temps n’est pas extensible, ni éternel, il faut penser à l’utiliser pour VOUS :-).

Donc pour mettre fin à la procrastination, il n’y a pas de fatalité, vous n’êtes pas anormal et ça peut se régler. Posez vous les bonnes questions et agissez ! Clignement d'œil

Blogueuse curieuse de tout qui a décidé de suivre son intuition
Ce blog est mon espace de partage sur ce sujet (et d’autres) où j’espère pouvoir vous donner envie de vous faire confiance.
J’aime rire, le vintage, le boho, les livres, manger et apprendre. Welcome to my world ! ♥

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2 Comments

  • Reply Ophélie Taurisson 11 février 2018 at 15 h 24 min

    Super chouette cet article sur la procrastination ! 😉
    Ca me fait penser à ton challenge de tri (que tu ne voulais pas commencer), où en es-tu ?
    Ca me rappelle le challenge Instagram de Naturellementgreen au mois de Janvier avec son #minsgame 😉 qui fait écho au livre de Dominique Loreau : L’art de la simplicité que tu m’avais conseillé 😉

    • Reply Emma 12 février 2018 at 20 h 46 min

      Oui la procrastination n’est pas une fatalité, j’en suis l’exemple même … 😉
      Pour mon challenge tri, c’est toujours en stand by mais je vais m’y remettre par petits bouts comme on mange l’éléphant, parce que j’en ai fait une overdose la dernière fois et c’est toujours pas fini XD

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