Mood

Pourquoi je ne peux pas être qu’une blogueuse … littéraire

3 mai 2017

Post à l’adresse de ceux qui me suivent sur mon blog littéraire et se demande légitimement “qu’est ce que c’est que ce nouveau blog !??” Amoureux


Tralala Myrtille pas seulement blogueuse littéraire

 

L’autre jour j’ai été atterrée. Bon tempérons le propos parce qu’atterrée en fait n’est pas le véritable mot. Je dirais plutôt que je me suis fortement interrogée sur ma légitimité à écrire sur les livres quand j’ai constaté la qualité des posts de mes consœurs (hum ! j’ai des doutes que ce soit aussi le bon terme mais passons…) parce que vous l’aurez remarqué la précision et la richesse linguistique ce n’est pas ce qui me caractérise. Et c’est bien là, entre autres choses, que le bât blesse puisqu’une blogueuse littéraire c’est quand même sensée pouvoir écrire “littérairement” sur les œuvres d’autres personnes qui ont le talent d’écrire et c’est le faire avec un minimum de références culturelles si possible (deuxième “couac” me concernant).

J’ai bien tenté d’apprendre de nouveaux mots pour enrichir mon vocabulaire (oxymore, hiémal, collinaire, ilotisme…) mais je me sens aussi à l’aise pour les utiliser qu’un pingouin auquel on aurait filé un slip de bain pour se baigner et qui regarderait les deux trous destinés aux jambes en se demandant par où l’enfiler, puis comment marcher avec…Vous pouvez constatez que même mes métaphores ne sont pas littéraires mais sont toujours davantage inspirées par les documentaires animaliers que par le dernier ouvrage de Michel Houellebecq. Doit-on tirer une quelconque conclusion de ce douteux rapprochement fait par mon esprit, autre que le fait que je ne suis peut être EFFECTIVEMENT pas faite pour la critique littéraire, Doc ? Rire

Et puis surtout, le problème c’est ma difficulté à rester dans le cadre. Chez moi un mot, une situation et voilà l’inspiration qui se pointe. Un rien m’inspire et je construis une chronique. Et si je ne peux pas le faire, je me sens frustrée et véritablement frustrée !Malade Mais devant un “tout” (-> comprendre, un livre) déjà rempli de mots et des mots d’un/une autre, mon cerveau s’éteint/s’asphyxie/trouve ses limites ou alors il se saisit de quelques uns et construit sa propre légende délirante qui n’a plus rien à voir avec l’ouvrage à chroniquer. Totalement hors sujet, la fille ! Et me voilà à nouveau sur les bancs de l’école poursuivie par “la même malédiction récurrente » dirait mon psy, si j’avais le courage d’en consulter un… Fantôme

 

Et puis, quand je lis les brillantes chroniques des VRAIES blogueuses littéraires, je suis subitement submergée par le syndrome du fossoyeur (ne cherchez pas sur le web, c’est moi qui vient de l’inventer Embarrassé) – c’est celui qui survient quand tu ne te sens pas à la hauteur mais que tu espères que tous les autres vont se casser la figure de sorte qu’il ne restera que toi (forcément !) – c’est tenir dans la durée en espérant une chute probable à défaut de pouvoir écraser les autres de ton génie – une stratégie à la Jean-Claude Dusse quoi ! Une variante du syndrome de l’imposteur qui te permet de compenser en essayant de tenir la distance dans le temps. Oui parce que quand je vois la qualité de leurs publications qui mixent vins et littérature, voyages et romans, blablabla… je me dis que je n’ai clairement AUCUNE CHANCE parce que moi, le vin, je le bois et après je ris (car j’ai plutôt l’alcool joyeux) et après je bois à nouveau et… j’oublie les belles histoires de précieuses vinifications que l’on a pu me conter pendant ce temps là. Et si je ne bois pas, je m’endors. Enfin mon corps reste là mais mon esprit s’endort s’il n’y a pas de travaux pratiques ou s’ils sont trop longs à venir. Quant aux voyages, je passe plus de temps à visiter les cafés et les restaurants, à prendre des photos d’assiettes et à regarder les pectoraux des serveurs en me lamentant sur ma déplorable vie sentimentale qu’à m’intéresser aux musées et au patrimoine architectural. Et quand je mets le nez dans un musée, je n’en retiens que la liaison que l’artiste a eu avec Madonna ou le prix exorbitant d’un tableau qui aurait pu parfaitement s’intégrer dans ma déco du moment s’il n’avait pas le mauvais goût d’être si cher. Bref, vous avez saisi où sont mes priorités !

 

Blog lifestyle et livres

 

A un moment donné, il faut quand même composer avec les réalités du terrain et ses compétences. Et les miennes ne sont clairement pas littéraires !

Il m’a donc semblé plus logique de revenir sur mon terrain, de faire ce que je fais avec constance depuis au moins 10 ans, (c’est à dire ouvrir des blogs) sur lesquels j’écris sans constance (à chacun ses paradoxes hein …), d’où ce petit billet et ce nouveau blog.Clignement d'œil

PS : Si vous êtes arrivé ici par hasard, guidé par une requête Google (ou autre) qui vous a mystérieusement conduit à lire ce billet dans lequel vous n’avez pas tout compris (ce qui peut se comprendre) , sachez que j’ai un autre blog (littéraire, celui-là , enfin… on peut s’en persuader avec beaucoup de conviction ) : livres-a-lire.com. Ceci explique ce billet 🙂

Welcome ! Sourire

Tralala Myrtille - Emma

Blogueuse curieuse de tout qui a décidé de suivre son intuition
Ce blog est mon espace de partage sur ce sujet (et d’autres) où j’espère pouvoir vous donner envie de vous faire confiance.
J’aime rire, le vintage, le boho, les livres, manger et apprendre. Welcome to my world ! ♥

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